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Mai

3 November 2016

INVASION DES PECARIS

Les pécaris à lèvres blanches peuvent être dangereux. Ici, c’est un fait bien connu des biologistes et des amérindiens. Les pécaris élevés en captivité comme des animaux de compagnie le sont encore plus, tout simplement parce qu’ils ne craignent pas l’homme. Ces animaux peuvent être très agressifs et imprévisibles. Puissants et équipés d’énormes canines, ils peuvent en une seule morsure infliger de terribles blessures à un prédateur ou un humain imprudent. Trois pécaris élevés en captivité, ayant gravement blessé une vétérinaire, furent aussitôt relâchés à trois kilomètres de la Réserve par un Centre de Protection de la faune locale. Une semaine plus tard, ces pécaris extrêmement dangereux pénétrèrent dans les jardins de la Réserve. Heureusement, tous les volontaires eurent le temps de regagner leurs chambres ou le réfectoire. Le Staff prit en charge ces animaux. A force de « gratouilles » et de friandises, il parvint à les attirer dans l’atelier pour les enfermer. La douceur a eu raison d’eux…

Le personnel du Centre de Protection concerné vint le lendemain pour les anesthésier et les relâcher à bonne distance cette fois.

Ceci illustre un problème bien présent en Amazonie : la gestion des animaux sauvages adultes au comportement dénaturé par la captivité. Certains animaux comme ces pécaris, certains singes ou jaguars sont trop dangereux pour être relâchés. Deux perspectives s’offrent à eux, soit une vie courte dans la nature (abattus par les locaux), soit terminer leurs jours prisonniers dans des cages. Les personnes recueillant des bébés animaux sauvages ne réfléchissent souvent pas aux conséquences notamment à leur agressivité ou aux dégâts causés par ceux-ci une fois adultes. Leur mode de vie et leur liberté doivent être respectés.

JEUNE MALE COATI (NASUA NASUA)


C’est dans une casse automobile (déjà existante dans cette zone reculée du Pérou) que nous avons surpris ce petit coati se déplaçant d’une carcasse de voiture à l’autre. Celui-ci ne présentait pas de

signes de mauvais traitements mais commençait à poser de sérieux problèmes à son propriétaire : dégâts dans la cuisine, aux fenêtres, morsures…

Nous nous sommes présentés et avons récupéré le petit coati sans aucune difficulté. Une fois installé au Centre, celui-ci s’est presque immédiatement adapté et est devenu le chouchou des volontaires. Il a été surnommé « Mini Ours » à cause de ses humeurs changeantes et de ses jeux brutaux.

Les coatis mâles sont des animaux solitaires et figurent parmi les plus féroces de la forêt amazonienne. Très intelligent et alerte, Mini Ours a rapidement trouvé son alimentation par lui-même mais il a aussi commencé à provoquer de sérieux dégâts notamment en s’introduisant dans les chambres des volontaires.

Nous avons donc pris la décision de le réintroduire prochainement dans la nature à plusieurs kilomètres du Centre.


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Fevrier Avril

3 November 2016

Inondation :

La montée des eaux du fleuve Madre de Dios bordant la Réserve a progressé sur plusieurs jours, les remous ont fini par submerger les berges puis le plancher du réfectoire… Nous sommes heureusement habitués à ces inondations, ici elles sont courantes. La Réserve située en basse terrasse, est presque totalement inondée chaque année et de fait les installations le sont aussi, environ un an sur deux. Peu importe la hauteur du plancher, le fleuve finit toujours par l’atteindre.

Nous avons dû annuler les activités pour transférer et protéger les meubles, la cuisinière à gaz, le réfrigérateur…hors du réfectoire. Nous avons ensuite organisé les déplacements entre les douches et les toilettes en petites pirogues et avons transformé une des chambres du dortoir en cuisine ! L’inondation a persisté plus d’une semaine. L’eau s’est ensuite résorbée pour laisser place à la boue. Le jardin luxuriant est devenu méconnaissable, pour partie détruit. Il nous a fallu plusieurs jours de travail pour parvenir à nettoyer la boue recouvrant le plancher du réfectoire. Nous avons repris progressivement une activité normale.


Un grand merci à Nicolas et Louise, nos intrépides volontaires, pour leur courage, leurs efforts et leur bonne humeur durant ces jours difficiles.


AIGLE HARPIE SAUVETAGE


Nous avons reçu un appel d’un habitant de Puerto Maldonado nous informant qu’une personne détenait un jeune aigle Harpie (Harpia harpija) dans un bidonville près du fleuve Tambopata. Nous nous sommes rendus sur les lieux un matin. Nous avons découvert derrière une porte, dans une petite chambre de quatre mètres carrés sans fenêtre, les serres plantées dans l’appui-tête d’un lit : une femelle adulte Harpie d’une taille considérable qui nous fixait sans bruit et dont le regard nous transperçait littéralement.

Il s’agit là d’une des plus impressionnantes et improbables rencontres que nous avons pu faire depuis la création de Panthera.

Nous avons rapidement échafaudé un plan pour sortir l’aigle de cet endroit le plus vite possible.

Problème numéro un : le transport. Nous avions besoin d’une cage capable de contenir le rapace – femelle adulte - le plus puissant du monde, capable d’arracher un singe hurleur adulte parfois avec toute une branche à la cime d’un arbre. Nous avons trouvé un conteneur en plastique épais et l’avons perforé sur place.

Problème numéro deux : la sécurité. Un aigle harpie adulte possède de terribles serres et un bec puissant. Il peut infliger des dommages considérables à un être humain. Nous nous sommes munis de gants très épais et avons utilisé le couvercle du récipient en plastique comme bouclier. Heureusement pour nous, l’aigle n’a opposé que peu de résistance, nous avons posé le conteneur sur lui et avons fait passer le couvercle sous ses terribles serres.

Nous avons porté une attention particulière au transport et avons ramené le rapace immédiatement à Panthera. Nous l’avons alors soumis à un contrôle vétérinaire. La femelle présentait une aile brisée, apparemment une ancienne blessure due à un projectile. Ici, les locaux tirent sur l’aigle Harpie par curiosité...Nous l’avons nourrie de plusieurs kilos de viande qui plus est, sans gras. L’aigle a séjourné au Centre plusieurs semaines avant d’être placé dans un refuge spécialisé où il subira une intervention au niveau de l’aile endommagée.


Un merci tout particulier à Nico. Sans lui, ce sauvetage n’aurait pas été possible.

DEUXIEME LAC - EXPEDITION


Depuis plusieurs mois déjà, nous avions planifié une expédition vers un nouveau lac situé à plusieurs kilomètres de celui découvert il y a deux ans. Ce lac dissimulé au milieu d’un immense marécage semblait difficile à atteindre à la vue des images satellite classiques. Nous nous sommes procurés les images radar utilisées par les militaires et ingénieurs forestiers pour déterminer un point d’entrée

possible. Une ligne en bleu clair (sur les images radar, cela signifie plus haute en altitude) serpentant en plein milieu du marécage, semblait pouvoir rendre possible l’accès sans avoir à nager dans cette zone infestée de caïmans noirs et anacondas. Bref, nous avions déjà bien assez d’informations pour tenter l’approche.

Une journée a été nécessaire pour avancer d’un kilomètre et demi dans cette zone buissonneuse pleine d’herbe coupante et d’arbustes épineux. La deuxième tentative fut fructueuse, après bon nombre de coups de machettes et à force de détermination, nous avons finalement atteint le lac 2. Nous fûmes surpris de découvrir une eau rouge et non noire comme la plupart des lacs ici, eau ferrugineuse ou phytoplancton… ? Une nouvelle fois, l’Amazonie engendre plus de questions que de réponses.


 

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Novembre/Janvier

2 November 2016

MALE SINGE ARAIGNEE (PATRICIO)



C’est dans un bidonville que nous avons trouvé le petit Patricio, un singe araignée (Ateles chamek) recroquevillé à l’intérieur d’une besace. En arrivant au Centre, il a fallu plusieurs jours pour que Patricio décide de sortir de sa besace pour s’aventurer courageusement à quelques mètres de celle-ci, s’y refugiant à la moindre alerte. L’adaptation des singes araignées est toujours très lente. Ces derniers sont souvent traumatisés car pour la plupart, ils ont été arrachés du dos de leur mère après que celle-ci ait été abattue par des braconniers. Ils ont besoin de temps pour s’adapter à la vie du Camp.

SYSTEME AGROFORESTIER / PLANTATIONS

Suite aux précipitations importantes du mois de Décembre, nous sommes passés à la phase de plantation dans le système agroforestier(SAF). Nous avons réalisé un plan du SAF, qui consiste simplement à décider où planter les jeunes arbres que nous avons fait pousser dans la pépinière. Dans les zones basses et possiblement inondables : plantation des arasas et caramboles. Dans les zones ombragées ou sous les futurs arbres destinés à la construction : plantation du cacao et du café. Les zones surélevées sont réservées aux citriques, avocats, etc… Nous avons aussi planté deux espèces de vanille locales récemment découvertes par nos équipes dans un marécage, non loin du premier lac, pour en tester leur culture.

NOUVELLE ESPECE D’OPHIDIEN : FAUX SERPENT CORAIL AQUATIQUE


La saison des pluies est propice à la recherche, la nuit, de nouvelles espèces de reptiles et d’amphibiens. Ainsi, cette période nous permet non seulement d’effectuer des études de populations mais aussi de détecter des anomalies dans celles-ci, voire de répertorier de nouvelles espèces (privilège encore possible dans le Madre de Dios). C’est après de nombreuses recherches nocturnes d’herpétofaune parfois fructueuses, parfois moins, que nous sommes parvenus à capturer dans la cocha n°2, une espèce de serpent encore jamais observée dans cette zone du Pérou. En effet, cette espèce ne correspond à aucune des clefs d’identification disponibles pour le Madre de Dios. Nous l’avons donc soumise à une autre clef se rattachant au Brésil. Il s’agit après vérification, d’un colubridé semi-aquatique appelé Hydrops triangularis présent au Brésil et au nord du Pérou, proche de la frontière colombienne. La découverte est majeure. Cette espèce est pour la première fois capturée dans cette zone. Si nous réussissons à prouver que celle-ci est uniquement présente dans l’écosystème aquatique de la Réserve, voire qu’il s’agit d’une sous-espèce, nous pourrons alors nous prévaloir de cette découverte pour la protéger contre certaines menaces (malheureusement présentes comme l’orpaillage illégal ou l’abattage illégal des palmiers Mauritia flexuosa).

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Octobre 2015

11 January 2016

FRUTAL – GRAND NETTOYAGE

 

La saison des pluies approche. Il est temps pour nous de mettre en place notre projet de jardin fruitier.

Sauver, entretenir des animaux a un coût, en soins mais surtout en nourriture. Heureusement, la majorité de nos pensionnaires sont frugivores. Les bananes, papayes, fèves de cacao et fruits de saison sont leurs mets favoris. Jusqu’à présent nous devions compléter la production du platanal (bananeraie) du Centre par des fruits achetés en ville ou généreusement offerts par les agriculteurs voisins.

Nous avons donc pour projet de créer un Jardin Fruitier Bio destiné à subvenir à nos besoins et ceux des animaux du Centre.  Nous envisageons également de tenter quelques expériences : la forêt est pleine d’arbres fruitiers comestibles et inconnus, nous allons récupérer des graines et essayer de les faire germer.

Nous avons sélectionné une zone où l’impact sera minime, une parcelle dont les arbres ont été abattus par des coupeurs de bois illégaux. Nous avons procédé à son nettoyage, ce qui a nécessité plusieurs semaines.

Dans le Vivero de la Réserve (petite pépinière destinée à l’origine à la reforestation), nous avons fait germer des arbres fruitiers (orangers, mandariniers, pamplemoussiers, arasas, caramboliers, cacaoyers, avocatiers…) que nous allons transférer dans des petits sacs et planter au mois de décembre dans la zone nettoyée.

La suite…à la saison des pluies

 

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Août - Septembre 2015

11 January 2016

DEBUT CONSTRUCTION NURSERY

Faute de meilleur endroit, les jeunes animaux sont pris en charge dans notre bâtiment principal :  le réfectoire.  Ils sont souvent hébergés la nuit dans la chambre même des membres du staff. Le nombre de jeunes animaux issus du braconnage augmentant,  nous avons envisagé de leur créer un bungalow spécifique.

C’est grâce à l’aide d’une volontaire très adroite et ingénieuse (Emilie) que notre chantier a bien avancé.  Les soutiens et le plancher du premier étage de la nursery ont pu d’ores et déjà être posés.

Nous réalisons toutes nos constructions nous-mêmes et de manière durable. Nous sommes cependant régulièrement occupés à d’autres travaux et la nursery passe malheureusement au second plan. Le chantier devrait se prolonger jusqu’à fin 2015, début 2016. 

CARTOGRAPHIE

Nous avons créé des pistes et les avons balisées mais une carte exacte à l’échelle nous  faisait cruellement défaut. Jusqu’à présent, nous utilisions des cartes dessinées à main levée, souvent sources d’erreurs et ne correspondant pas aux données GPS. Nous ne pouvions pas non plus nous fier aux cartes topographiques péruviennes souvent inexactes et extrêmement basiques du fait de la localisation reculée de la Réserve.

Grâce à Jimmy, un volontaire ingénieur-forestier, courageux et décidé, nous avons relevé une à une les pistes, les zones inondables, les points d’eau permanents, mais aussi les points d’intérêt et d’étude remarquables. La tâche fut minutieuse.

C’est sur une carte exacte et facile à lire, avec plus de rapidité et de sécurité, que nous planifions désormais nos activités et nos surveillances. Nous remercions nos volontaires Elodie et Anne, pour leur patience et leur aide.

Il est possible de télécharger la carte directement ici psmap.

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Juin - Juillet 2015

11 January 2016

SAUVETAGE SINGE ARAIGNEE

Une fois n’est pas coutume, nous avons à nouveau récupéré un singe dans la cuisine d’un habitant de Puerto Maldonado. Cette fois-ci, il s’agit d’une espèce menacée l’Ateles Chamek, un singe araignée très difficile à observer dans son milieu naturel.  N’étant pas d’une nature craintive, il subit des ravages de la part des hommes. Ici, les singes araignées sont réputés pour leur chair, et leur viande est revendue à bon prix. 

Un des membres de l’Equipe Panthera a été informé que des braconniers, proposaient à la vente de la viande de Maquisapa (appellation locale du singe araignée) mais aussi des singes vivants. Nous nous sommes donc rapidement rendus sur les lieux sachant le sort réservé à ces singes. Nous nous attendions parfaitement au spectacle que nous allions découvrir. Le braconnier ne détenait plus qu’un petit en vie, terrorisé et attaché au sol. Dans un récipient encore fumant, nous aperçûmes des morceaux d’un congénère adulte… Les autres petits avaient été vendus avec le reste de la viande avant notre arrivée. C’est après de longues et âpres négociations que nous avons finalement réussi à extraire ce petit de ce milieu.

Après un contrôle vétérinaire, nous avons ramené cette petite femelle à Panthera et l’avons baptisée Calypso. Celle-ci extrêmement traumatisée, apeurée, mettra sûrement des mois à s’adapter à sa nouvelle vie avec les autres animaux du Centre. Dès la nuit tombée, elle se réfugie vers nous. Elle dort en toute sécurité à l’intérieur de nos locaux.

Il est regrettable de constater que des espèces menacées comme le singe araignée, puissent être si facilement persécutées par les braconniers et ce, jusque dans leurs derniers sanctuaires. Nous ferons néanmoins tout ce qui est possible à notre niveau, pour protéger et aider à la conservation de toutes ces populations.

 

TOURNAGE NATIONAL GEOGRAPHIC

 

Nous avons été contactés, grâce à l’intermédiaire d’une ONG locale, par une équipe de National Geographic Live afin d’aider à la réalisation :

  1. D’un tournage sur l’Amazonie destiné au blog d’Irving Barrington.
  2. Du tournage et du shooting de séquences sur les serpents venimeux présents dans notre zone, et ce, avec le Dr Zoltan Takacs, éminent Toxicologue - Herpétologue et star de National Geographic Channel.

Deux mois avant le tournage et dans cet objectif, nous avons donc entrepris, avec l’assistance de volontaires déterminés, la recherche de serpents venimeux. Preuve allant contre les idées reçues que la jungle est infestée de serpents, il nous a fallu beaucoup de persévérance et de nombreuses, voire intensives explorations nocturnes pour parvenir à découvrir seulement 5 spécimens.

Nous avons ainsi capturé, préalablement et pendant le tournage, deux serpents Corail (Micrurus lemniscatus , Micrurus obscurus) et trois Maîtres de la Brousse (Lachesis muta) dont un mesurant plus de 2 m 42 avec le Dr Zoltan Takacs.

Nous avons participé pendant plusieurs semaines à ces tournages. Le travail fut captivant et excitant malgré certaines poses longues et difficiles, de plusieurs heures…

Nous sommes également partis en expédition jusqu’ au lac Valencia à la frontière de la Bolivie.  Le but : filmer des piranhas sous l’eau grâce à une caméra Gopro placée à l’intérieur d’une proie (poulet),  des morceaux de viande étant fixés à un boîtier étanche.

Un grand Merci aux volontaires qui nous ont aidés dans ces recherches (Mélanie, Clément, Amaury, Hervé, Sylvia et bien sûr Timéo.)

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Mai 2015

22 July 2015

Inventaire Herpétofaune

Inventaire Herpétofaune
Le mois de mai fut l’occasion de procéder à un inventaire herpétologique plus poussé voire intensif. Nous avons profité de l’arrivée dans la Réserve de deux volontaires : Clément - aquariophile et terrariophile déjà aguerri  à la manipulation des serpents -  et Mélanie -Spécialiste en Biologie Marine. Particulièrement motivés,  ceux-ci ont  grandement collaboré à l’élaboration d’une base de données précise destinée à recueillir un maximum d’informations sur chaque spécimen vu ou collecté.
Ils nous ont accompagné chaque nuit ou presque à la recherche d’amphibiens et de reptiles. Ces recherches peuvent être désespérantes comme miraculeuses. Certains soirs, nous avons dû transformer le réfectoire en laboratoire tant les découvertes furent nombreuses.

Les lendemains des nuits de recherche furent consacrés à l’identification et au remplissage de la base de données.



Inventaire HerpétofauneVoici une liste des principales espèces recensées ce mois-ci :
Ophidiens :

  • Drymarchon Corais
  • Micrurus lemniscatus
  • Leptodeira annulata
  • Imantodes Cenchoa
  • Helicops Angulatus
  • Clelia Clelia
  • Drepanoides anomalus
  • Atractus Major
  • Epicrates Cenchria
  • Corallus Hortulanus


Sauriens :

  • Plica Plica
  • Plica Humbra


Batraciens :

  • Phyllomedusa Comba
  • Hyla Sp
  • Hyla Geographica
  • Bufo typhonius
  • Pipa Pipa
  • Ceratophrys Cornuta
  • Osteocephalus Taurinus
  • Crocodiliens :
  • Caiman Crocodylus
  • Paleosuchus Trigonatus
  • Melanosuchus Niger





Balisage

Boa Arc-En-Ciel découvert sur un des nombreux balisages de la Réserve
Boa Arc-En-Ciel découvert sur un des nombreux balisages de la Réserve

Dans le cadre des études de la faune dans la Réserve,  nous avons dû procéder à un balisage précis de nos pistes pour déterminer avec exactitude le site d’observation ou de capture de chaque espèce animale recensée. Les observations jusqu’à présent se réalisaient sur des pistes sans nom, l’orientation et la progression pouvaient être rendues délicates notamment la nuit.
Nous avons nommé chaque piste et lui avons attribué un code couleur. Nous avons fabriqué des panneaux d'identification correspondants et les avons installés au début des croisements et en fin de pistes.
Certaines de ces pistes traversent la forêt sur plusieurs kilomètres. Nous avons donc accroché aux arbres, tous les 25 m, des rubans indiquant la distance exacte depuis le Centre.
Les volontaires et le Staff peuvent maintenant se déplacer de jour comme de nuit sans risque de s’égarer dans la Réserve à condition bien sûr de ne pas sortir des pistes. Nous sommes en train de cartographier chacune d’entre elles par GPS afin  de disposer cet été d'une carte précise de la Réserve.
Merci à Mélanie et Clément pour leurs idées et leur aide précieuse.

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Avril 2015

22 July 2015

Bateau – Lac

Bateau lac
L'année dernière, nous avions relaté la découverte d'un lac perdu situé à plusieurs heures de marche de la Réserve. Une pirogue perforée et coulée sous un tronc d’arbre avait attiré notre attention.
Nous l’avons ainsi sortie de l’eau et l’avons complètement rénovée.
Pour ce faire, nous avons dû parcourir les 5 km depuis la Réserve jusqu’au lac avec sur le dos, des planches de 4,50 m par 60 cm de large d’un bois imputrescible appelé Catawa. C’est ainsi, qu'après plus de deux heures de marche dans la boue en zigzaguant entre les lianes et les troncs, que nous avons finalement réussi à réunir les matériaux nécessaires à la restauration de cette pirogue. Nous avons dû dormir sur place (tente). Le lendemain,  nous avons procédé à l’assemblage. La semaine suivante, nous avons réalisé l'étanchéité.
Ce bateau nous a permis d’ouvrir un chemin à travers l’Aguajal. Grâce à lui, nous avons pu à plusieurs reprises observer la faune du lac (singes, aras, caïmans noirs…) et nous avons aussi découvert de magnifiques orchidées, poussant uniquement autour du lac.

Orchidées

Orchidées non identifiées trouvées aux abords du lac
Merci à ITA et ses volontaires, Ruth, Noé pour leur aide précieuse.

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Mars 2015

22 July 2015

Plan Anti-Abattage

Plan Anti-Abattage

Restes d’un Shihuahuaco abattu illégalement.
L’abattage illégal dans la réserve voisine, adjacente à la nôtre, s’est intensifié l’été 2014.
Officiellement garde forestier de celle-ci, nous avons rédigé de nombreux procès-verbaux, participé à des arrestations et même détruit une scierie installée de façon illicite dans cette forêt.
Les gestionnaires de cette réserve ont, ce mois-ci, envoyé un groupe d’ingénieurs forestiers récemment diplômés, afin de recenser les arbres abattus, étudier l’impact qu’ont eu ces abattages et proposer une solution pour une meilleure surveillance et protection de cette zone sensible, d’une extrême richesse en biodiversité.
Pour ce faire, nous avons été sollicités afin de :
Guider ces ingénieurs à travers la concession et avec eux, nous avons recensé les arbres abattus, les avons identifiés avec photos et marquages GPS à l’appui.
Cartographier les entrées, sorties et routes utilisées par les bûcherons illégaux (souvent les voisins eux-mêmes).
Marquer et recenser chaque arbre menacé par l’abattage illégal  et ce,  sur les 1 700 ha que nous protégeons : partie la plus longue car nous avons dû avec les ingénieurs, nous frayer un passage à travers la jungle parfois à la nage (saison des pluies oblige) et à grands coups de machettes.
Ainsi, un mois de travail n’a pas suffit pour terminer le recensement. Cependant, nos déplacements journaliers, ouvertures de pistes, marquages et rires… dans la réserve ont eu un effet dissuasif sur les bûcherons voisins qui ont depuis, pris leurs distances avec la concession.

Equipe d’ITA : Ruth Kainer Torres, Yover ; aux Ingénieurs : Jimmy, Christian, Al
Merci à toute l’Equipe d’ITA : Ruth Kainer Torres, Yover ; aux Ingénieurs : Jimmy, Christian, Alexandra, Jorge, Arthur.

Progression dans la jungle avec toute l’équipe dans la bonne humeur malgré le mauvais temps



Sauvetage

Equipe d’ITA : Ruth Kainer Torres, Yover ; aux Ingénieurs : Jimmy, Christian, Al

Depuis vendredi matin (20/02/2015), un groupe de six personnes s'est perdu dans la réserve de Tambopata. Le samedi après-midi, nous avons été informés de la situation et appelés en renfort. Immédiatement, nous avons organisé une opération de sauvetage. Nous sommes allés à établir un camp à trois kilomètres de la Réserve où les jeunes avaient disparu. La recherche nocturne n'a rien donné. C'est le lendemain matin à 7H 30 et après plusieurs heures de nage dans la forêt inondée que nous les avons enfin trouvés. Ils ne disposaient d'aucun matériel, après deux nuits dans la jungle, ils étaient en état de choc, épuisés, dévorés par les insectes, mais heureusement en vie. Il nous a fallu trois heures d'efforts pour les ramener à la civilisation. Merci ITA et tous ceux qui nous ont aidés !

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Févirier 2015

22 July 2015

Eunectes Murinus

Eunectes Murinus
Un pêcheur voisin  a trouvé dans ses filets un spécimen d'anaconda vert. Connaissant notre intérêt pour cette espèce et notre projet de gestion d’Eunectes Murinus  dans la Réserve, le pêcheur est venu nous le proposer avec pour objectif la vente de cet animal.
Ici, les anacondas sont en effet victimes d’un horrible trafic, méconnu des étrangers. Certains, pour ne pas dire beaucoup, commerçants péruviens confèrent aux anacondas un pouvoir hypnotique et ont pour croyance qu’une tête d’anaconda tranchée et desséchée dissimulée dans leur boutique attirera un maximum de clients... Plus la tête d’anaconda est grosse, plus celle-ci est revendue chère.
C’est à cause de ces croyances que les spécimens adultes sont systématiquement tués par les locaux. Il est de plus en plus difficile,  voire quasi impossible pour nous de trouver des anacondas sans devoir nous enfoncer sur plusieurs kilomètres dans la jungle. Les autorités locales déjà peu impliquées dans la conservation et mal informées, ne se préoccupent guère de ce phénomène.  Nous avons donc décidé d'agir et de créer le projet de gestion et de conservation de cette espèce.
Nous n’avons pas payé bien évidemment la somme demandée par le pêcheur. Celui-ci, plus préoccupé par une dénonciation aux autorités que par un élan de pitié pour cet animal, nous l’a finalement cédé après quarante-cinq minutes de négociations.
Il s’agit d’une femelle de 3 m 34 qui présentait des blessures à la bouche dues au filet.  Nous l'avons immédiatement soignée. Nous lui avons fabriqué un terrarium provisoire de 3 m x 2 m. Nous espérons qu'elle acceptera la nourriture. Elle pourra faire office de femelle reproductrice. Si elle s’alimente normalement, nous pourrons lui construire une serre extérieure avec un bassin où nous lui présenterons prochainement des mâles.

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